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La méthode

Les objectifs :

paru le 02/10/2009

 

L'objectif principal de l'équitation éthologique est d'obtenir une relation de confiance et de respect mutuels entre l'homme et l'équidé. Cette relation une fois établie apporte :

   - L'attention du cheval, âne, poney, mule,

   - La sécurité, élément non négligeable quand on fréquente ces "grosses bêtes"

   - Une qualité de communication qui permet une meilleure compréhension donc plus de légèreté

   - La décontraction, essentielle dans le travail pour obtenir des mouvements fluides et une bonne volonté réitérée,                                          

ces quatre points découlant les uns des autres et se renforçant mutuellement.

Je vais en rajouter un cinquième, essentiel pour le plaisir de faire des choses ensemble : La complicité...

 

Petit rappel!

paru le 02/10/2009

                                                                                                                                                                                                                                                    

Qu'est-ce qu' un équidé?

 C'est un mammifère herbivore, vivant en troupeau dans un espace ouvert avec une organisation sociale élaborée, indispensable à sa survie. Son alimentation est exclusivement végétarienne, principalement composée d'herbe et pouvant être complétée par des jeunes branchages, des fruits, des racines, et des écorces qui lui apporteront les vitamines et minéraux nécessaires. Il est classé parmi les proies.

 

 

 


Qu' est-ce qu' un humain?

 C'est un mammifère omnivore, vivant en troupeau avec une organisation sociale élaborée et capable de s'adapter à des milieux aussi divers que les grandes plaines, les forêts, les grandes altitudes, les mégapoles....  Son alimentation, à part quelques exceptions, se compose de végétaux mais aussi d'oeufs et de la chair de divers animaux (éventuellement d'équidés) ce qui fait de lui un prédateur.

                                                                                                                                     

 

 

 

La cohabitation

paru le 05/10/2009

                                                                                                                                                                                                                                                              Au cours de son évolution (et de la nôtre) le cheval a d'abord eu le statut de gibier, puis (à part le cheval de Prjevalski) après sa domestication, celui de bête de somme et de bataille pour devenir ensuite animal de loisir et de compagnie dans certains pays. Statut qui peut varier d'une société à l'autre, voire au sein même d'une société.  N'est-il pas toujours bête de boucherie chez nous? Il était même il n'y a pas si longtemps (et peut être encore) considéré comme nuisible dans certaines régions d'élevage extensif car concurrençant le bétail au niveau des pâturages et des points d'eau.

Donc, en gros, l'équitation c'est l'interaction d'une proie et d'un de ses prédateurs potentiels.

 

Un balbutiement d'éthologie...

paru le 05/10/2009

                                                                                                                                                                                                                                                                 Donc, le cheval comme le poney est un animal social vivant en groupe d'une dizaine d'individus en moyenne. Ce groupe est composé d' un étalon, de quelques juments et de leurs poulains. Les jeunes quittent le troupeau vers  2 ans, âge auquel les jeunes mâles resteront en petits groupes jusqu'à qu'ils aient la maturité nécessaire pour constituer leur propre harem, quitte à voler les juments d'une autre harde. Les jeunes femelles iront rejoindre d'autres groupes. L'étalon, outre son rôle de reproducteur, a pour charge la protection des juments. C'est une jument dominante, qui conduira le groupe vers les points d'eau et les meilleures pâtures.

Dans la nature, un cheval (poney) se nourrit une quinzaine d'heures par jour. Sur une période de 24 heures, il dormira 4 à 6 heures par intermittence avec d'autres activités et sur des temps assez courts. Le reste du temps est consacré aux déplacements, jeux et toilettage mutuel ou non. Dans la nature toujours, la sécurité est assurée par le nombre. Dans les moments critiques de la journée comme le passage obligé au point d'eau, lieu d'embuscade pour les prédateurs, il y a toujours au moins une sentinelle pour prévenir d'un danger et déclancher la fuite du groupe.

La socialisation est essentielle pour l'équilibre du cheval ou du poney et son acceptation par le groupe. Le début de l'éducation est assuré par la mère. Par la suite, c'est à travers les jeux avec les jeunes de son âge et en se frottant aux autres adultes, que le jeune cheval (poney) va apprendre les règles qui régissent la hiérarchie du groupe, ainsi que le respect de l'espace personnel de chacun. Cette hiérarchie déterminée par le statut social de chacun des individus, dépend de différents facteurs comme leur âge et leur état de santé et peut donc être amenée à changer. 

La communication est indispensable pour que cette socialisation s'effectue. Le cheval comme le poney dispose de deux modes de signaux : vocaux et corporels. Le langage corporel est très élaboré et diversifié. Il est très majoritairement employé. Le hennissement, dont l'intensité, le timbre et la modulation ont des significations différentes, sert le plus souvent de soutien et de complément du langage corporel. Il est également le support d'une communication de loin.  

 

Le rapport homme / cheval

paru le 13/06/2012

                                                                                                                                                                                                                 En tant qu'animal social, le cheval est un être communicant. On pourrait même dire qu'il est un surdoué de la communication.  En tant qu'animal grégaire, il a besoin d'une vie sociale. Dans le troupeau, les relations sociales passent, entre autres, par le contact corporel, dont il a besoin et qu'il apprécie.

En équitation éthologique, on va jouer sur ce besoin de relations sociales du cheval, pour entrer dans un contact plus intime avec lui et lui donner envie de coopérer avec l'homme. 

Comme dans le troupeau, la première phase va consister à définir les places, qui fait bouger l'autre ? Pour avoir le statut de dominant. Pas être dominant simplement pour l'être, mais pour ensuite devenir référent, donc quelqu'un de confiance, quelqu'un avec qui il puisse avoir des relations amicales et avec qui il ait envie de communiquer. 

 

 

Nous y voilà !

paru le 20/06/2012

  

Nous en arrivons aux principes de base de la méthode :

 

Faire bouger le cheval :

 

  Pour obtenir son attention, son respect et sa confiance.

 

 

Par la notion de confort / inconfort :

                                    

                               Je demande = inconfort, je cède = confort (dès le début de la bonne réponse)                 

 

 

Par phases successives dans l'intensité de la demande :

                                                                                                                                                                                                                                                                               Pour inciter le cheval à répondre à la plus légère sollicitation. Un renforcement positif et une attitude amicale, le motiveront à faire des choses avec son compagnon humain.

                                                                  

 

En liberté :

paru le 20/06/2012

 

 

 

                                                                                    

 

Bouges de là !

paru le 21/06/2012

 

 

 

Quand le mouvement est obtenu, on commence à le contrôler :

 

                                       

                    demi-tour extérieur                                                                             demi-tour intérieur

paru le 21/06/2012

 

 

 

Puis on l'interrompt pour commencer le travail sur la tête à l'arrêt, sur la mobilisation des hanches.

 

                            

              Arrêt, regardes-moi !                                                             Déplacement latéral des hanches

 

paru le 21/06/2012

 

 

 

On travaille sur la tête en mouvement :

 

                                                            

                                                                                    Trottes + pli

paru le 21/06/2012

 

 

 

Pourquoi ne pas lui demander ses premiers pas de reculer ?

 

                                                           

                                                          On peut remarquer un début d'abaissement des hanches

paru le 21/06/2012

 

 

 

 

De nous emboiter le pas ?

 

                                       

 

 

 

 

A pied (en main)

paru le 21/06/2012

On retrouve les mêmes exercices qu'en liberté, l'objectif étant de connecter la longe ou chacune des rênes aux différentes parties du corps du cheval pour les faire bouger dans des directions variées.

 

                                                             

                                                                                                      Flexion latérale d'encolure

paru le 21/06/2012

 

 

 

Connexion de la rêne aux hanches pouvant se traduire par un déplacement des hanches  :

 

                    

         Vers l'extérieur (hanche en dehors)                                                         Vers l'intérieur (tête au mur ou hanche en dedans)

                                                                                                         

paru le 21/06/2012

 

 

 

Une bonne flexion latérale d'encolure, sur un cheval en mouvement, provoque l'engagement du postérieur intérieur et la montée du garrot.

                                                                                                           

                                                                              

                                                        Ici la jument est débutante dans l'exercice,elle n'en est pas moins décontactée et légère !

 

paru le 21/06/2012

 

 

 

Dans le reculer, on recherche la cession de la nuque, la flexion du rein et l'abaissement des hanches :

 

                                                                 

paru le 22/06/2012

 

 

 

Le travail sur les épaules n'est à commencer que lorsque les hanches sont actives et les postérieurs sous la masse.

 

                                                                         

                                                                        Arc de cercle autour des hanches, l'antérieur droit croise devant le gauche

                                                                             ( la jument a basculé sa nuque malgré la légèreté de la main)

paru le 22/06/2012

 

 

 

 

Quand chacune des rênes est connectée aux différentes partie du corps du cheval à nous les combinaisons !

 

                                                 

                                                                                        Vers l'épaule en dedans

 

 

 

A cheval

paru le 22/06/2012

 

On retrouve les mêmes exercices qu'à pied, à pratiquer aux trois allures, avec l'ajout de la deuxième rêne qui provoque l'engagement des postérieurs sous la masse.

 

                                        

                  Le cheval est léger et décontracté et n'a nullement besoin de l'appui du mors pour être en équilibre avec un dos en place

 

 

paru le 22/06/2012

 

 

 

                                                                                                                                              

                                                                                                                                                                           Vers le piaffer

 

Une équitation dans la légèreté et la décontraction, quelles que soient l'environnement et les conditions...

paru le 03/07/2012

 

 

 

      Les exercices  présentés sur cette page ne sont que des exercices de base. Ils permettent au cavalier de s'adresser à différentes parties du corps de son cheval pour mieux en contrôler les mouvements et ainsi obtenir son attention, dont pourront découler confiance et respect.

 

 

Et l'humain dans tout ça ?

paru le 03/07/2012

 

Comment ne pas rêver quand on voit un cheval réaliser des enchaînements compliqués sans que les demandes de son cavalier ne soient décelables, quand on le voit s'amuser sur les tours que lui a appris son dresseur ?

Comment n'avoir pas envie d'être capable d'instaurer une telle complicité avec un cheval ? De se faire ainsi comprendre ...

Quelle que soit l'équitation pratiquée, on entend parler de technique, de méthode.. Oui, mais le technicien dans tout ça? Suffit-il d'avoir de la technique pour établir une bonne relation ? Suffit-il de savoir demander au cheval de bouger sa tête, ses hanches et ses épaules pour obtenir sa confiance ? Son attention, oui, son respect à la limite, mais ce n'est pas suffisant pour établir une vraie relation de confiance, base d'une réelle complicité.

En équitation éthologique, on parle de communication avec le cheval. Pour qu'il y ait communication, il faut autant savoir s'exprimer qu'écouter. Il faut donc savoir observer son cheval.

Les chevaux communiquent beaucoup entre eux, mais il le font également avec nous, à nous d'être suffisamment attentifs pour comprendre ce qu'ils expriment : sérénité, inquiétude, douleur, mécontentement voire agressivité, curiosité,perplexité voire incompréhension...

Malheureusement, ce que l'on apprend dans les manuels sur les expressions du cheval est très loin d'être exhaustif. Quand on parle de la position des oreilles par exemple : oreilles en avant, tout va bien ! Oreilles en arrière, attention! Agressivité! Sauf qu'un cheval qui vous arrive dessus avec la tête un peu haute et des oreilles très tendues vers l'avant, n'est pas forcément animé d'intentions amicales envers vous, il peut s'agir d'une tentative de domination ou peut-être a-t-il repéré quelque chose derrière vous, qui l'intrigue ou l'inquiète. Au contraire, un cheval qui va pointer ses oreilles vers l'arrière n'exprime pas forcément de l'agressivité, il peut simplement surveiller ce qui se passe dans son dos. Le fléhmen également, on apprend généralement que c'est un moyen pour le cheval d'identifier plus précisément certaines odeurs. Cela peut-être aussi un signe de douleur, un cheval qui commence à avoir mal au ventre sans que les coliques ne soient déclenchées ;  je l'ai vu également sur une jument qui avait une maladie naviculaire et qui, au tout début d'une crise, avant même qu'elle ne commence à boîter, lorsque son cavalier arrivait avec le filet, faisait un flhémen...

Et que dire de son poids ? La partie du corps sur laquelle le cheval reporte son poids est aussi riche de sens : Il a naturellement tendance à "être sur les épaules" mais selon celle sur laquelle il en met le plus peut nous indiquer de quel côté il compte aller ; l'incurvation de son rachis, également... Et si sans sollicitation de votre part, il le reporte vers l'arrière, c'est qu'il se met en alerte et se tient prêt à se déplacer dans n'importe quelle direction (n'est-ce pas la définition de l'EQUILIBRE ?) en fonction des évènements...

Il y a aussi les expressions de son visage, qui viennent complèter l'orientation de ses oreille et ce qu'il dégage... Ne vous est-il jamais arriver de percevoir l'humeur de quelqu'un avant même qu'il ne vous ait adressé la parole ni même regardé ? On peut arriver à la même finesse de décryptage avec les chevaux...Il suffit d'observer, d'ECOUTER et puis bien sûr, de nous adapter...

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